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Le programme Erasmus
Lancé en 1987, le programme Erasmus facilite la mobilité entre les universités européennes. Il permet de partir étudier de trois mois à un an dans une université étrangère.
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Premier comité interministériel sur l'Europe : "réconcilier les Français avec l'Europe"
Le Premier ministre a présidé le comité interministériel sur l'Europe le 20 juillet 2005, qui, "répond au souhait du président de la République de donner une place centrale dans le débat politique aux questions européennes et marque la volonté de tirer les leçons du 29 mai".
-  Voir l'intervention de Dominique de Villepin à l'issue du comité interministériel sur l'Europe, sur le site premier-ministre.gouv.fr
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Les Européens
Malte
Malte se sent profondément européenne. Après l'échec de la politique étrangère de Dom Mintoff (rapprochement avec le monde arabe et les pays de l'Est) et l'isolement croissant de Malte, le Premier Ministre nationaliste, M. Fenech-Adami, a considéré que l'adhésion à l'Union européenne était le plus sûr moyen de défendre les intérêts de l'Archipel.
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Candidature de la Turquie : la Commission rend son rapportCandidature de la Turquie : la Commission rend son rapport

[ le 6 octobre 2004 ]
Le Président de la Commission européenne, Romano Prodi, a présenté mercredi 6 octobre au Parlement européen le Rapport sur la candidature de la Turquie à l'Union européenne, qui avait été demandé par le Conseil Européen de Copenhague en décembre 2002.

Dans la perspective de l'adhésion de la Turquie, l'objectif de la Commission était de dresser un rapport sur le respect par ce pays des critères dits "de Copenhague", et de formuler une recommandation pour le Conseil européen.

Pour entrer dans l'Union, un pays candidat doit en effet satisfaire à certaines exigences politiques telles la présence d'institutions stables garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l'Homme, le respect des minorités et leur protection.

Romano Prodi a rappelé qu'il appartenait en dernier recours au Conseil européen lui-même de statuer sur le respect des critères et sur l'ouverture des négociations avec la Turquie.
-  Voir le dossier sur la candidature de la Turquie

"Une réponse positive mais prudente"

Devant les députés européens, la Commission a apporté une "réponse positive" sur le respect des critères et une recommandation positive sur l'ouverture des négociations, tout en précisant qu'il s'agissait d'un "oui qualifié". Le rapport répertorie en effet de nombreuses recommandations quant au suivi de la situation en Turquie et la conduite des négociations. Le respect de ces recommandations constitue la "clef essentielle du succès de toute l'opération d'intégration de la Turquie à l'Union Européenne". Romano Prodi a décrit la position de la Commission comme "une réponse positive mais prudente".

-  Sur le plan démocratique

La Commission a en particulier souligné le "processus de réformes de très grande ampleur qui a mobilisé, surtout ces dernières années, l'ensemble de la société". En matière démocratique, la Turquie atteindra, dès l'entrée en vigueur du nouveau Code Pénal récemment adopté par son Parlement, "le niveau requis par les standards européens". Le rapport salue le dynamisme d'une "société civile turque de plus en plus active".

Le rapport indique cependant qu'il reste encore des éléments à mettre en oeuvre de manière effective, "pour rapprocher la réalité concrète en Turquie de celle vécue dans nos pays". La Commission a notamment dressé ce constat dans les domaines de "la torture, des droits de la femme, des droits syndicaux, de la liberté religieuse, des rapports entre le civil et le militaire".

La Commission invite les partenaires européens à s'assurer que ce mouvement de réformes est bien "irréversible" et que toutes les réformes adoptées "se traduisent dans la réalité quotidienne pour tous les citoyens et citoyennes turques". "Il faut affirmer clairement et tranquillement à nos partenaires turcs que toute rupture dans cette marche vers la démocratie, les droits de l'homme, les libertés fondamentales et l'état de droit tels qu'ils sont pratiqués dans l'Union européenne entraînera ipso facto l'arrêt des négociations", précise le rapport.

-  Sur le plan économique

La Commission relève que la Turquie peut constituer "un apport positif à l'Union" en matière économique. Cependant, pour éviter "une dilution de l'édifice construit depuis plus de cinquante ans", les négociations devront prendre en compte un certains nombres de spécificités : "la taille de ce pays, sa situation géographique et ses traditions de puissance régionale, ses capacités de défense, sa dimension et sa croissance démographique, son niveau actuel de développement, ses disparités régionales, ses infrastructures et l'importance de sa population agricole et rurale".

La Commission estime que de longues phases de préparation et d'adaptation des politiques turques seront indispensables dans certains domaines comme la politique agricole et rurale. "Des transitions longues seront nécessaires, et parfois, comme pour la libre circulation des personnes, des clauses de sauvegarde permanentes pourraient se révéler nécessaires".

En ce qui concerne l'impact budgétaire de l'entrée de la Turquie dans l'Union, la Commission indique "qu'il n'est pas concevable d'inclure l'intégration de la Turquie dans les perspectives budgétaires 2007-2013".

Même si le rapport n'envisage pas "un futur pour l'Europe auquel la Turquie ne serait pas entièrement ancrée", Romano Prodi a rappelé que "le résultat n'etait pas garanti par avance".

S'adressant aux 25 Etats membres, le président de la Commission a invité les européens à "garder à l'esprit le message des pères fondateurs de notre Europe et le projet d'étendre à tout notre continent les valeurs de paix,de sécurité,de démocratie et de coopération entre nos peuples et nos nations".


-  Le discours de Romano Prodi devant le Parlement Européen le 6 octobre 2004, sur le site europa.eu.int
-  Le dossier sur la candidature de la Turquie, sur ce site
-  "Une nouvelle ère pour l'Europe", article sur le site premier-ministre.gouv.fr